Pharmia Atlas vs Open Evidence : quand l’IA parle enfin le langage du pharmacien québécois

23 mars 2026pharmia
Atlas
Pharmia Atlas vs Open Evidence : quand l’IA parle enfin le langage du pharmacien québécois

Témoignage d’un pharmacien propriétaire


Je suis pharmacien propriétaire depuis plusieurs années. Des outils, j’en ai testé. Des promesses technologiques, j’en ai entendu. Alors quand mon équipe m’a parlé de Pharmia Atlas, j’ai fait ce que je fais toujours : j’ai testé moi-même. Et pour comparer, j’ai posé la même question à Open Evidence, un outil d’intelligence artificielle médicale bien connu dans le milieu universitaire.

La question était simple, concrète, le genre de situation qu’on vit chaque semaine au comptoir : Quels vaccins sont gratuits et recommandés pour un patient diabétique de 71 ans? Quel serait le schéma d’administration recommandé?

Un cas banal. Un patient réel. Une réponse dont j’ai besoin en trente secondes, pas en trente minutes.

Open Evidence : une réponse savante, mais pas pour ici

Open Evidence m’a donné une réponse structurée. Les vaccins recommandés y étaient : grippe, pneumocoque, zona, COVID-19, tétanos-diphtérie-coqueluche, et même hépatite B. Les sources? Des guidelines américaines — l’AACE, l’ADA, le CDC. Solide sur papier.

Mais quand je lis que le vaccin pneumococcique recommandé est le « PCV15 ou PCV20 suivi de PPSV23 », je décroche. Ce n’est pas la nomenclature qu’on utilise au Québec. Et surtout, quand je cherche la réponse à ma vraie question — est-ce que c’est gratuit pour mon patient? — Open Evidence me répond : « La gratuité de ces vaccins varie selon le système de santé et le programme d’assurance du patient. »

Autrement dit : débrouillez-vous.

L’outil me suggère même d’explorer les « programmes de gratuité vaccinale spécifiques disponibles dans ma région ». C’est exactement ce que j’essayais de faire en posant la question.

Pharmia Atlas : la réponse que j’aurais écrite moi-même

La réponse de Pharmia Atlas m’a arrêtée net. Pas parce qu’elle était plus longue ou plus impressionnante. Parce qu’elle était juste.

D’entrée de jeu, Atlas m’indique qu’il consulte le PIQ — le Protocole d’immunisation du Québec. Déjà, je sais que je suis dans le bon référentiel. Ensuite, un tableau clair avec cinq vaccins : influenza, pneumocoque conjugué, zona, COVID-19 et dcaT. Pour chacun, l’indication de gratuité spécifique au programme public québécois, et le schéma d’administration précis avec les intervalles recommandés et minimaux.

Quelques détails qui m’ont convaincue que l’outil comprend vraiment mon contexte :

  • Il recommande le Pneu-C-21 (Capvaxive) en dose unique, et précise que le Pneumovax 23 n’est plus utilisé dans le programme public. C’est un changement récent que même certains collègues ne connaissent pas encore.
  • Pour l’influenza, il spécifie de préférer Fluad ou Fluzone Haute dose chez les 75 ans et plus avec maladie chronique. Ce n’est pas une information générique — c’est ce que le PIQ recommande.
  • Pour le zona, il note qu’à 71 ans, la gratuité s’applique par l’âge, indépendamment du diabète. Un détail qui change la discussion avec le patient.
  • Les produits COVID-19 disponibles gratuitement sont nommés : Comirnaty et Spikevax. Pas « selon les recommandations actuelles des autorités sanitaires ».

Là où Open Evidence cite l’American Association of Clinical Endocrinology et Diabetes Care, Atlas cite directement les sections du PIQ — le document que j’utilise chaque jour dans ma pratique.

Ce que ça change au comptoir

La différence ne se mesure pas en nombre de vaccins recommandés. Elle se mesure en temps de validation.

Avec Open Evidence, j’aurais dû ouvrir le PIQ en parallèle, vérifier chaque recommandation, adapter la nomenclature américaine à notre réalité, et confirmer moi-même la gratuité. Vingt minutes de travail supplémentaire. Multipliées par les dizaines de consultations vaccinales qu’on fait chaque semaine, ça représente des heures.

Avec Pharmia Atlas, la réponse était prête à utiliser. J’ai quand même vérifié — c’est mon réflexe de pharmacien — et tout correspondait au PIQ. Les sources étaient là, cliquables, chacune pointant vers la section pertinente.

Un outil fait pour nous

Ce n’est pas une question de bon ou mauvais outil. Open Evidence a sa place en recherche clinique, en milieu universitaire, quand on explore la littérature internationale. Mais au comptoir d’une pharmacie au Québec, face à un patient qui attend sa réponse, j’ai besoin d’un outil qui connaît mon système de santé, mes programmes de gratuité, ma nomenclature.

Pharmia Atlas ne m’a pas impressionnée avec des références prestigieuses. Il m’a impressionnée en me donnant exactement ce que j’aurais cherché moi-même — mais en trente secondes au lieu de vingt minutes.

C’est ça, la vraie valeur d’un outil clinique. Pas remplacer le pharmacien. L’armer.


Pharmia Atlas est disponible gratuitement pour les pharmaciens du Québec. Essayez-le sur app.pharmia.ca/atlas.