Quand la technologie oublie ceux qui en ont le plus besoin

8 avril 2026pharmia
Design
Quand la technologie oublie ceux qui en ont le plus besoin

Le paradoxe de la santé numérique

On vit dans un monde où on peut commander ses médicaments en ligne, consulter un pharmacien par vidéo et recevoir des rappels de prise sur son téléphone. La santé est devenue numérique. C’est une avancée extraordinaire.

Sauf pour ceux qui en ont le plus besoin.

Au Québec, les personnes de 65 ans et plus représentent près de 21 % de la population — et ce chiffre grimpe chaque année. Ce sont elles qui consomment le plus de médicaments, qui ont le plus d’interactions avec leur pharmacien, qui auraient le plus à gagner d’outils numériques bien faits.

Et pourtant, ce sont elles qu’on laisse sur le bord de la route.

Des écrans qui ne pardonnent pas

La réalité, c’est que la majorité des applications de santé sont conçues par des équipes de 25-35 ans, pour des utilisateurs de 25-35 ans. Les boutons sont petits. Les textes sont fins. Les parcours sont complexes. Les messages d’erreur supposent qu’on sait ce qu’est un « token expiré ».

Pour une personne de 72 ans qui prend huit médicaments par jour, qui a une vision réduite et qui n’a jamais eu de cours d’informatique, chaque écran peut devenir un mur.

Et quand la technologie devient un obstacle, les gens l’abandonnent. Pas parce qu’ils sont incapables — parce que personne n’a pensé à eux.

Chez Pharmia, on a décidé de penser à eux

Quand notre designer a commencé à travailler sur l’interface de Pharmia, une question s’est imposée très vite : pour qui on construit, vraiment ?

Pas pour les early adopters. Pas pour les pharmaciens de 30 ans qui naviguent les yeux fermés. Pour tout le monde — y compris la patiente de 78 ans qui doit comprendre ses résultats d’analyse, et le pharmacien de 62 ans qui veut un outil qui l’aide, pas un outil qu’il doit apprendre.

Ce qu’on a changé concrètement

La lisibilité d’abord. Chaque élément de texte a été revu pour être lisible sans effort. Tailles de police généreuses, contrastes élevés, hiérarchie visuelle claire. Si quelqu’un doit plisser les yeux, c’est qu’on a échoué.

Des parcours simplifiés. Moins de clics, moins de choix par écran, moins de jargon technique. L’information essentielle est toujours au premier plan. Les fonctions secondaires existent, mais elles ne polluent pas l’expérience principale.

Des retours clairs et rassurants. Quand un utilisateur fait une action, il sait immédiatement ce qui s’est passé. Pas de doute, pas d’ambiguïté. Un message clair, en langage humain.

Une navigation intuitive. On a éliminé les menus à tiroirs, les icônes sans texte, les raccourcis qu’il faut deviner. Chaque bouton dit ce qu’il fait. Chaque page dit où on est.

Un design testé avec de vrais utilisateurs. Pas juste des personas dans un fichier Figma — des pharmaciens sur le terrain, des patients réels, des retours concrets qui ont façonné chaque itération.

La vérité qu’on assume : ce n’est jamais fini

On pourrait s’arrêter là et se féliciter. Mais la réalité, c’est que l’accessibilité n’est pas une destination — c’est un processus continu.

Chaque mise à jour, chaque nouvelle fonctionnalité est une occasion de régresser si on n’y fait pas attention. Et les besoins évoluent : ce qui fonctionne pour un utilisateur de 65 ans aujourd’hui ne fonctionnera peut-être pas pour lui dans cinq ans quand sa vue aura encore changé.

Il y a toujours de la place pour s’améliorer. C’est une conviction chez Pharmia, pas juste un slogan. On écoute, on teste, on ajuste. En permanence.

Ce qui s’en vient : l’IA au service de l’accessibilité

Adapter une interface visuelle, c’est essentiel. Mais pour certaines personnes, l’écran lui-même est le problème. Peu importe la taille du texte ou la simplicité du parcours — manipuler un téléphone ou un ordinateur reste un défi.

C’est pourquoi Pharmia développe actuellement des consultations vocales assistées par intelligence artificielle.

L’idée est simple : un patient pourra interagir avec son pharmacien ou obtenir des informations sur ses médicaments par la voix, sans avoir à naviguer dans une interface. Poser une question, recevoir une réponse claire, le tout dans une conversation naturelle.

Ce n’est pas de la science-fiction — c’est un chantier actif chez nous. Parce que si on croit vraiment que la technologie doit servir tout le monde, il faut aller au-delà de l’écran.

Le mot de la fin

La population vieillit. Les besoins en santé augmentent. La technologie avance à toute vitesse. Si on ne fait pas l’effort conscient d’inclure tout le monde dans cette avancée, on crée un système de santé à deux vitesses — ceux qui maîtrisent le numérique, et ceux qu’on laisse derrière.

Chez Pharmia, on refuse cette division. Notre designer l’a compris dès le départ, et c’est cette vision qui guide chaque décision d’interface. Pas parce que c’est tendance. Parce que c’est nécessaire.

Et on continuera. Parce qu’il y a toujours moyen de faire mieux.